Quantcast

Traitement par psychotropes, doit-on se méfier des réactions cutanées ?

Research paper by Pauline Calvet, Jean-Pierre Clément, Charlotte Rouzaud-Laborde, Benjamin Calvet

Indexed on: 23 May '17Published on: 10 May '17Published in: Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique



Abstract

Les réactions cutanées associées à une prise médicamenteuse sont fréquentes. Elles représentent 20 % des notifications spontanées et peuvent compliquer 2 à 3 % des hospitalisations. Les effets indésirables liés à la prise de médicaments psychotropes sont nombreux mais la fréquence des toxidermies est rare dans la littérature, probablement sous-notifiée. L’objectif de cet article est de faire un état des lieux des divers cas de réactions cutanées déclarés dans la population suite à la prise d’un traitement psychotrope. Une recherche bibliographique a donc été effectuée sur différentes bases de données (EBM Reviews, PubMed, Web of Science, PsycINFO et PsycArticles) en utilisant les termes anglais de « rash », « cutaneous » et le nom des médicaments incriminés. Un certain nombre de réactions cutanées d’origine médicamenteuses sont rapportées, dans la littérature, sous psychotropes. De nombreux cas de réactions urticariennes, des érythèmes ou des exanthèmes maculopapuleux ont été décrits. Ces réactions ne sont pas anodines puisqu’elles peuvent provoquer une prolongation d’hospitalisation et, dans une faible proportion, le décès. Une réaction cutanée sévère doit faire arrêter le médicament incriminé. Une connaissance de ces toxidermies sous psychotropes doit être acquise par tous les praticiens utilisant cette classe médicamenteuse. Il convient de garder en mémoire que chaque médicament prescrit doit être considéré comme potentiellement capable de provoquer, parmi les effets indésirables, des réactions cutanées. Ainsi, les psychotropes n’échappent pas à cette règle et le prescripteur ainsi que le patient doivent être sensibilisés à ce type d’effet indésirable.