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Sur l'infestation des ulcères léprotiques par des champignons levuriformes

Research paper by I. Froilano de Mello, C. Lobato de Faria

Indexed on: 01 Sep '38Published on: 01 Sep '38Published in: Mycopathologia



Abstract

Les secretions de 12 ulcères léprotiques, cultivées sur les milieux deSabouraud nous ont donné en 8 cas des cultures d'organismes lévuriformes.Ayant pu étudier 7 de ces cultures, nous avons constaté qu'elles appartenaient: 1) à une nouvelle espèce deZygosaccharomyces qui a été nomméZ. leproticus (ce genre de levures est signalé pour la première fois comme parasitant le corps humain); 2) une espèce deSaccharomyces à pigment rose saumon qui s'est montrée comme une espèce nouvelle qui fut nomméeS. Ciferrii. 3) 5 fois des levures du genreCandida Berkhout dont on ne poussera pas plus loin l'identification, car des organismes levuriformes de ce genre sont des parasites si fréquents aux tropiques come les bactéries les plus vulgaires.Jusqu'à ce qu'on possède des moyens plus sûrs pour caractériser les diverses espèces deCandida nous nous bornerons à constater que toutes les espèces de ce genre de levures qui font l'object de ce rapport entrent dans le groupe „zeylanica” Castellani. Elles appartiennent à deux variétés: a) l'une comprenant les souches J. F., C.V. et J.M. qui, ayant dans les milieux solides l'aspect d'une culture bactérienne, troublent le bouillon où elles forment du voile et du sédiment. Elles ont des cellules rondes et ovalaires, les premières avec un diamètre de 1,5 à 4 μ, les dernières de 2,5×1 à 5 ×4 μ et sauf des petites variations peuvent être considérées comme appartenant à une seule espèce (type „zeylanoides);b) celles des souches J.X. et S.F. qui présentant le même aspect bactérien sur les milieux solides, troublent ou laissent limpides les milieux liquides où elles forment du sédiment, mais pas de voile. Leurs éléments lévúriformes sont ronds (1,5 à 3 μ) ou ovalaires 3,5×3 à 6×3, un peu plus grand que ceux des souches précédentes. La souche S.F. coagule le lait qui subit aussi un début de peptonisation (type „zeylanica”).Tous ces organismes isolés doivent être considérés comme des agents saprophytes entretenant, tout au plus, un certain état de secondarisme dans les ulcères léprotiques, semblable à celui des pyogènes vulgaires.