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Recommandations pour la pratique clinique Cancer du rectum

Research paper by S. Kirzin, E. Duchalais, M. Rives, X. Game, G. Meurette, G. Portier

Indexed on: 13 Jan '16Published on: 13 Jan '16Published in: Colon & Rectum



Abstract

La proctectomie entraine des séquelles fonctionnelles associant à divers degrés des symptômes d’incontinence et des troubles de l’évacuation qui sont caractérisés dans le Low Anterior Resection Syndrome (LARS). Ces séquelles semblent d’autant plus importantes que l’exérèse rectale est complète. Elles affectent environ 50% des patients et ont un retentissement sur la qualité de vie. Elles sont accessibles à des traitements et doivent être évaluées dans la période postopératoire à l’aide du LARS score. Elles peuvent être prévenues par la réalisation d’un réservoir en J court qui améliore le résultat fonctionnel des patients à court et moyen terme ainsi que leur qualité de vie sans augmentation de la morbidité postopératoire. L’anastomose latéro-terminale est une alternative équivalente. Il n’existe pas à l’heure actuelle de preuve que l’abord laparoscopique améliore la qualité de vie comparativement à la laparotomie. Le maintien des fonctions sexuelle et urinaire nécessite la préservation des structures nerveuses, qui est compatible avec l’exérèse totale du mésorectum, si les impératifs carcinologiques le permettent. La radiothérapie néoadjuvante majore le risque de LARS majeur ainsi que le risque de séquelles génito-urinaires, ce qui doit conduire à une sélection stricte des indications. Il n’est pas démontré que la qualité de vie avec ou sans colostomie soit différente après traitement d’un cancer du rectum. Après amputation abdominopérinéale, la colostomie iliaque reste la référence. Des reconstructions alternatives par colostomie périnéale pseudo-continente ou associée à un procédé de Malone, voire une graciloplastie dynamisée sont une alternative possible chez des patients jeunes et sélectionnés.