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Modélisation et analyse morphométrique du sein par caméra 3D Structure Sensor®

Research paper by Pierre Ta, Pierre Ta; Eric Stindel; Weiguo Hu; Nathalie Kerfant; Romuald Seizeur; Christian Lefèvre

Indexed on: 16 Dec '17Published on: 11 Dec '17Published in: Morphologie



Abstract

Publication date: December 2017 Source:Morphologie, Volume 101, Issue 335 Author(s): Pierre Ta, Pierre Ta, Eric Stindel, Weiguo Hu, Nathalie Kerfant, Romuald Seizeur, Christian Lefèvre Introduction Le sein est un organe pluri-tissulaire appendu à la paroi thoracique antérieure [1]. La subtilité de sa chirurgie est principalement liée au caractère déformable du sein. Un modèle 3D précis du sein constituerait un outil intéressant, notamment pour les problématiques de symétrisation. Les caméras 3D présentent des écueils dans la modélisation du sein, principalement sur la précision des mesures volumétriques, empêchant une application clinique. Elles ne permettent qu’une acquisition des surfaces, nécessitant un post-traitement informatique pour extraire un maillage mammaire clos, indispensable pour réaliser des mesures volumétriques. En revanche, elles utilisent une technologie inoffensive et non invasive. L’objectif de notre étude a été d’obtenir un maillage 3D mammaire à l’aide d’une caméra infrarouge à lumière structurée. Pour tester la précision du modèle obtenu, il a été comparé au modèle scanner, considéré comme gold standard [2]. Matériel et méthode Douze patientes suivies après une mastectomie carcinologique ont été incluses. Cette cohorte a pour avantage la réalisation au préalable d’un scanner dans le parcours de soin des patientes. Les maillages obtenus par la caméra 3D ont été comparés aux maillages 3D issus de la segmentation des scanners pour chaque patiente. La comparaison s’est portée sur les mesures de volumes, surfaces et distances, renforçant la fiabilité du modèle 3D. Résultats Concernant l’étude volumétrique, des écarts inférieurs à 10 % ont été constatés par rapport au maillage 3D scanner. Sur la comparaison des distances et des surfaces, les résultats sont hétérogènes et restent perfectibles, notamment sur la reconstruction du maillage mammaire en périphérie et en postérieur. Conclusion L’étude des volumes est satisfaisante avec des écarts qui permettent, selon la littérature, une application clinique du modèle [3]. Dans ce contexte d’étude préliminaire, il est préférable d’affiner le modèle en s’armant d’une meilleure prise en compte de l’anatomie du sein pour améliorer ces écarts.