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Mise au point sur la micro-instabilité de hanche ☆

Research paper by A. Dangin, N. Tardy, M. Wettstein, O. May, N. Bonin

Indexed on: 09 Nov '16Published on: 08 Nov '16Published in: Revue de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique



Abstract

Du fait du développement de techniques chirurgicales conservatrices de la hanche, de nouvelles entités pathologiques ont été identifiées telle que la micro-instabilité. Elle est définie par une mobilité supra-physiologique et douloureuse de la hanche et étant la conséquence d’une association d’anomalies architecturales et fonctionnelles dégradant la stabilité articulaire. La micro-instabilité est une association de facteurs de risques concernant l’architecture osseuse coxofémorale et les tissus mous périarticulaires. Les anomalies osseuses sont identifiées par les paramètres coxofémoraux : les facteurs de conflits fémoro-acétabulaires (CFA) ainsi que la couverture et l’orientation de l’acétabulum. Les tissus mous ont également un rôle primordial dans la stabilité statique et dynamique de la hanche. La capsule articulaire, le labrum, le ligament rond ou les structures myo-tendineuses adjacentes sont des éléments anatomiques cautionnant la coaptation articulaire. Toutes anomalies ou lésions iatrogéniques de ces structures seront des facteurs de risques de micro-instabilité. Le diagnostic est fondé sur l’interrogatoire, la clinique et l’imagerie. La présence de lésions labrales ou de CFA ne doit pas éliminer celui de micro-instabilité du fait de leur association possible. La thérapeutique est basée en premier lieu sur une rééducation de renforcement musculaire afin d’améliorer la coaptation de l’articulation. En cas d’échec, la chirurgie par arthroscopie est indiquée lors de CFA et la plicature capsulaire sous arthroscopie est en cours d’évaluation. La réalisation d’une ostéotomie péri-acétabulaire ou d’une butée de hanche garde leurs indications en fonction de l’importance des anomalies de l’architecture osseuse de l’articulation coxofémorale. La micro-instabilité reste une entité pathologique multifactorielle. Les lésions conséquentes d’une micro-instabilité peuvent à leur tour devenir facteurs de risques d’aggravation. Le diagnostic et l’indication chirurgicale sont de ce fait difficiles à établir. Seulement un examen clinique complet et un bilan d’imagerie exhaustif permettront d’identifier la présence d’une micro-instabilité et des lésions associées.

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