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La rectocolite hémorragique chez le noir africain. Analyse de 20 cas au Burkina Faso

Research paper by A. Bougouma, R. Sombié, O. Goumbri-Lompo, T. R. C. Ido-Da, N. Zoure, D. Darankoum, D. Napon-Zongo, B. R. Soudre

Indexed on: 17 Jul '10Published on: 17 Jul '10Published in: Journal Africain d'Hépato-Gastroentérologie



Abstract

Les auteurs ont réalisé une étude de la rectocolite hémorragique (RCH) chez l’africain de race noire à partir de 20 cas observés au Burkina Faso, chez 11 hommes et neuf femmes, d’âge moyen de 31,15 ans avec des extrêmes de 10 et 58 ans. Un seul patient présentait un antécédent familial de maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI). Un facteur psychologique déclenchant ou favorisant a été retrouvé chez tous les patients. Le tableau clinique était dominé par la diarrhée glairosanglante (35 % des cas), les douleurs abdominales (50 % des cas), les rectorragies (30 % des cas), l’altération de l’état général (30 % des cas) et l’anémie clinique (25 % des cas). L’endoscopie a permis de mettre en évidence une muqueuse pathologique dans la totalité des cas (100 %), une muqueuse hémorragique dans 13 cas (65 %), des ulcérations dans 13 cas (65 %), des pseudopolypes dans un cas (5 %), des polypes rectaux dans deux cas (10 %). L’histologie était en faveur du diagnostic dans tous les cas. Les malades ont tous bénéficié d’un traitement à la mésalazine associée à la corticothérapie dans 15 cas. La rémission a été obtenue sous traitement avec une récidive dans sept cas. Aucune complication n’a été observée. En conclusion, bien que la RCH soit une entité rare chez le noir africain, son incidence est croissante dans notre pays. La prescription d’une endoscopie digestive basse devant toute diarrhée sanglante ou glairosanglante pourrait permettre un meilleur diagnostic de cette affection.