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La chimiothérapie néo–adjuvante des cancers du sein opérables: méthodologie et résultats d’essais thérapeutiques de phases II et III

Research paper by E. Luporsi

Indexed on: 01 May '04Published on: 01 May '04Published in: Oncologie (Paris, France)



Abstract

La chimiothérapie postopératoire adjuvante est le standard pour le traitement du cancer du sein à un stade précoce depuis plus de 10 ans. Commencer par un traitement néo–adjuvant en préopératoire (chimiothérapie première ou chimiothérapie d’induction) est toujours le standard pour les tumeurs inflammatoires et les tumeurs localement avancées inopérables.Cette approche a été étendue aux tumeurs du sein opérable pour lesquelles la mammectomie était la seule option thérapeutique et ceci dans le but de conservation mammaire. Ce modèle de chimiothérapie néo–adjuvante est devenu le modèle in vivo le plus approprié pour évaluer la réponse thérapeutique et cette approche thérapeutique est d’autant plus intéressante du fait des développements actuels de la biologie moléculaire en particulier de la génomique et de la protéomique.Cette stratégie thérapeutique est intéressante pour évaluer les nouveaux traitements, d’autant que la plupart des patientes ont une chimiothérapie en adjuvant. La réponse histologique est importante à évaluer mais également les futurs essais thérapeutiques ou déjà en cours devraient permettre de trouver de nouveaux marqueurs de réponse intermédiaire permettant de prédire la réponse thérapeutique. Cette approche thérapeutique est logique compte tenu que 4 essais avec un recul suffisant ont montré que réaliser une chimiothérapie avant chirurgie ou après chirurgie ne modifiait en rien ni la survie sans récidive ni la survie globale.Cet article fait le point sur les essais de chimiothérapie néo–adjuvante dans le cancer du sein opérable d’emblée et aborde les problèmes méthodologiques, liés aux essais de phase II (comparaison non possible entre 2 traitements, difficultés de faire une mise en face à face d’études compte tenu des classifications anatomopathologiques différentes) et les difficultés de mener des essais de phase III en néo–adjuvant, du fait du nombre de protocoles associant des drogues qui ont fait la preuve d’une efficacité dans le cancer du sein.