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Instauration d’une insulinothérapie chez le patient diabétique de type 2 en médecine générale : Comparaison de l’étude belge InsuStar avec quelques études françaises et internationales

Research paper by A.-J. Scheen

Indexed on: 05 Oct '16Published on: 18 Jul '16Published in: Médecine des Maladies Métaboliques



Abstract

Débuter une insulinothérapie est souvent considéré comme une étape délicate en médecine générale, ce qui conduit à un retard dans l’instauration du traitement insulinique. Nous comparons les résultats de l’étude observationnelle belge InsuStar avec ceux de plusieurs études françaises et de quelques études internationales. Dans la plupart de ces études, le passage à l’insuline n’est proposé que lorsque le taux moyen d’hémoglobine glyquée (HbA1c) avoisine la valeur de 9% (75 mmol/mol). Le passage à l’insuline, le plus souvent en faisant appel à une insuline basale (NPH, ou glargine), s’accompagne d’une diminution du taux d’HbA1c de l’ordre de 1,5%, mais environ un tiers seulement des patients atteignent une valeur cible d’HbA1c < 7% (53 mmol/mol), ce qui laisse la place pour une intensification du traitement. Le risque d’hypoglycémie est faible, et l’acceptation générale des patients est bonne. Ces résultats doivent inciter les médecins généralistes à débuter plus tôt l’insulinothérapie chez les patients diabétiques de type 2 insuffisamment contrôlés sous traitement oral.