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Fondements, étude clinique des indications et efficacité du traitement endoscopique du cancer gastrique au début

Research paper by H. Shimao, Y. Hiki, Y. Sakakibara, Y. Yokoyama

Indexed on: 01 Jan '93Published on: 01 Jan '93Published in: Acta endoscopica



Abstract

631 cas de cancer gastrique isolé pris au début et ayant subi une résection curative dans le Service de Chirurgie de l’Université Kitasato entre 1971 et 1990, ont été soumis à une recherche de métastases sur base d’analyse des ganglions lymphatiques. Des métastases étaient présentes dans 67 cas sur les 631 étudiés (10,6 %). Nous avons évalué la fréquence des métastases des ganglions lymphatiques par rapport au type macroscopique des tumeurs et à la présence ou à l’absence d’un processus ulcératif (Ul) : cette fréquence est de 8,8 % pour le type saillant, 3,8 % pour le type déprimé Ul (−), 13,0 % pour le type déprimé Ul (+) et 18,5 % pour le type combiné. Dans le cas de cancers de type saillant inférieur à 25 mm, nous n’avons observé aucune métastase ganglionnaire lymphatique. En cas de cancer de type déprimé Ul (−) inférieur à 20 mm, nous n’avons pas non plus observé de métastases ganglionnaires.Dans le cas de cancers de type déprimé Ul (+), on a observé des métastases ganglionnaires même pour des lésions de taille relativement petite (plus de 6 mm). Dans le cas de cancers de type combiné inférieur à 15 mm, on n’a observé aucune métastase ganglionnaire.Au cours de la période comprise en 1981 et septembre 1991, nous avons réalisé le traitement endoscopique de 125 cas de cancers gastriques (invasion muqueuse ou sous-muqueuse), pris au début et pour lesquels une intervention chirurgicale a été jugée trop risquée. Une résection endoscopique totale a pu être réalisée en une seule séance sur 34 lésions (70,8 %) parmi les 48 lésions (47 cas) traitées. Le pourcentage des lésions pour lesquelles une résection endoscopique a été possible est de 88,9 % pour des lésions inférieures à 10 mm et de 78,6 % pour les lésions inférieures à 15 mm. Une résection totale a été possible dans 66,7 % des lésions de type saillant inférieures à 15 mm et dans 87,5 % des lésions de type déprimé ou combiné. La résection endoscopique fut souvent incomplète en cas de lésions de la petite courbure localisées au versant postérieur du corps gastrique.Une irradiation endoscopique par laser a été réalisée dans 88 cas. Parmi ceux-ci, 38 cas ont pu être suivis pendant plus d’un an après la fin du traitement. A l’analyse des 38 cas, aucune trace de cellules cancéreuses résiduelles n’a été détectée après irradiation au laser de tumeurs « m » inférieures à 30 mm, tandis que des cellules cancéreuses résiduelles ont été observées dans 3 cas « sm ».Le taux de succès d’une séance de thérapie par laser (pourcentage de cas ne présentant aucune trace de cancer après examen par biopsie réalisé plus d’un an après la séance initiale), a été de 86,8 %. Si l’on ajoute une séance thérapeutique supplémentaire en cas de récidive, le taux de succès atteint alors 92,1 %.En nous basant sur une étude rétrospective de cas de cancers gastriques isolés, pris au début, et soumis à une résection chirurgicale, nous avons tenté de caractériser les cancers gastriques sans métastases ganglionnaires et d’évaluer les critères d’indication d’un traitement endoscopique. D’un autre côté, nous avons analysé les cas de cancers gastriques au début, soumis à un traitement endoscopique, en raison d’un risque trop élevé de la chirurgie. Par le biais de cette analyse, nous avons évalué, d’un point de vue technique, le bien-fondé du traitement endoscopique.