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Effets de l’âge et du chronotype sur l’accumulation de la pression du sommeil au cours de l’éveil

Research paper by Jacques Taillard, Christian Berthomier; Patricia Sagaspe; Jeremie Mattout; Marie Brandewinder; Pierre Philip

Indexed on: 24 Oct '16Published on: 05 Mar '16Published in: Médecine du Sommeil



Abstract

Publication date: January–March 2016 Source:Médecine du Sommeil, Volume 13, Issue 1 Author(s): Jacques Taillard, Christian Berthomier, Patricia Sagaspe, Jeremie Mattout, Marie Brandewinder, Pierre Philip Objectif La dynamique du processus homéostatique du sommeil est modifiée par l’âge et le chronotype. L’évolution de la puissance spectrale dans la bande de fréquence alpha-thêta (BFat) au cours de l’éveil permet de caractériser l’accumulation de la pression du sommeil. Cette étude déterminera l’effet de l’âge et du chronotype sur l’accumulation de la pression du sommeil. Méthodes Vingt et un volontaires (âge : 20–75ans, 7 sujets du soir, 10 sujets du matin) ont effectué 2 « constant routine » de 40h. L’une en condition « forte pression du sommeil ». L’autre en condition « faible pression du sommeil », le volontaire adoptait un rythme veille–sommeil court (150/75min). La pression du sommeil était évaluée toutes les 3h45 par un Karolinska Drowsiness Test (KDT) qui permet de calculer la puissance spectrale de la bande thêta-alpha (6–9Hz) sur la dérivation Fz. Résultats L’Anova montre un effet age (p <0,01) un effet chronotype (p =0,01), une interaction temps*chronotype (p =0,01), une interaction temps*condition*chronotype (p =0,02) et une interaction temps*condition*chronotype*âge (p =0,05). L’évolution de la BFat est plus prononcée chez les sujets âgés du fait d’une amplitude circadienne plus importante. L’amplitude circadienne de l’évolution de la BFat est plus prononcée chez les sujets du soir mais uniquement chez les sujets du soir et de plus de 66ans. Conclusion Nos résultats, obtenus à partir de KDT, démontrent que l’âge et le chronotype modifient la cinétique de l’accumulation de la pression du sommeil au cours de l’éveil, confirmant ainsi les résultats issus de l’analyse de l’EEG au cours du sommeil.