J. Taillard, S. Bioulac; P. Sagaspe; S. Couturier; C. Berthomier; M. Brandewinder; P. Philip

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Publication date: March 2018 Source:Médecine du Sommeil, Volume 15, Issue 1 Author(s): J. Taillard, S. Bioulac, P. Sagaspe, S. Couturier, C. Berthomier, M. Brandewinder, P. Philip Objectif Notre équipe a montré que certains patients TDAH adultes présentent une somnolence diurne excessive au test de maintien de l’éveil (TME). Le but de l’étude est de déterminer si, chez ces patients, la somnolence diurne est liée à la modification de la dynamique de l’accumulation de la pression du sommeil. Méthodes Cinq patients TDAH somnolents sevrés de psychostimulants et 5 sujets sains appariés ont été maintenus éveillés pendant 36h en condition constante. Un TME et un test de somnolence de Karolinska (KDT) ont été répétés toutes les 4h. La pression du sommeil est mesurée par la puissance de la bande thêta-alpha (6–9Hz, PTAF) de l’EEG au cours des KDT. La dynamique de l’accumulation de la pression du sommeil est déterminée par la constante de temps et l’asymptote d’une fonction exponentielle saturante. Résultats Pour les latences d’endormissement des TME, le facteur groupe (contrôles versus patients, (p =0,004) et le facteur temps (p <0,001) d’une ANOVA à mesures répétées sont significatifs. Pour la PTAF, seulement le facteur temps est significatif (ANOVA, p =0,003). La constante de temps et l’asymptote ne sont pas différentes entre les deux groupes (Mann–Whitney) Conclusion Si les latences d’endormissement sont plus courtes chez les patients TDAH que chez les contrôles lors de la veille prolongée, la dynamique de l’accumulation de la pression du sommeil est identique. La difficulté de rester éveillée dans des conditions soporifiques chez les patients TDAH somnolents ne peut donc pas être expliquée par une altération du processus homéostatique de régulation du cycle veille/sommeil.