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Diagnostic post-mortem d’acidocétose diabétique

Research paper by D. Lebossé, R. Clément, C. Gratas

Indexed on: 13 Apr '17Published on: 18 Mar '17Published in: La Revue de Médecine Légale



Abstract

La prévalence du diabète est en constante augmentation dans les pays occidentaux. Il est nécessaire de pouvoir faire le diagnostic post-mortem des complications aiguës pouvant induire le décès. Toutefois, il est reconnu que le métabolisme du glucose est particulièrement modifié après la mort et rend son dosage sanguin non fiable. Au travers de trois cas et une revue de la bibliographie, nous avons mené une démarche diagnostique fiable et reproductible, reposant sur la biochimie post-mortem. Les résultats de notre étude mettent en évidence que l’humeur vitrée est un milieu de choix reflétant le taux de glucose du sang de la victime au moment du décès et que l’étude d’un acide organique fort tel que l’acide 3-hydroxybutirique, permet un diagnostic différentiel entre les différentes étiologies des complications du diabète. Au travers de différentes études, un certain consensus se dégage en ce qui concerne des valeurs dites de seuil pathologique. Ainsi, une valeur de glucose dans l’humeur vitrée supérieure à 10 mmol/L et une valeur d’acide 3-hydroxybutirique supérieure à 500 μmol/L dans le sang, sont à considérer comme élevé. Une valeur de 3-hydroxybutirique supérieure à 2500 μmol/L est considérée par plusieurs auteurs comme étant pathologique. Ces résultats permettent donc de poser un diagnostic fiable d’une décompensation diabétique sur un mode acidocétosique, précipitant le décès de la victime.