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Chimiothérapie néo–adjuvante: justificatif historique et expérimental

Research paper by P. Pouillart

Indexed on: 01 May '04Published on: 01 May '04Published in: Oncologie (Paris, France)



Abstract

Le principe de la chimiothérapie néo–adjuvante repose sur les relations entre la cinétique de prolifération tumorale, le modèle gompertzien de la croissance et l’effet de la chimiothérapie. À l’origine proposée pour les cancers du sein à haut risque, pour des raisons de volume tumoral ou d’agressivité tumorale, la chimiothérapie néoadjuvante s’est largement développée depuis les années 1970. Les essais thérapeutiques ont montré qu’elle est aussi efficace en terme de survie que la même chimiothérapie administrée en adjuvant, que la réponse clinique et histologique à la chimiothérapie possède une signification pronostique majeure, de même que la réduction du degré de l’envahissement ganglionnaire. Enfin toutes les études ont montré qu’elle permettait d’augmenter le taux de conservation mammaire. Ces données désormais classiques, l’introduction des taxanes, leur administration séquentielle et l’évaluation biologique de leur effet à différents stades du traitement, offrent un rationnel à cette stratégie en développement.