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Antidiabétiques oraux et grossesseOral hypoglycemic agents and pregnancy

Research paper by M.-V.Senat12

Indexed on: 12 Nov '17Published on: 01 Oct '17Published in: Médecine des Maladies Métaboliques



Abstract

En cas de diabète gestationnel (DG), lorsque les mesures hygiéno-diététiques ne suffisent pas à obtenir un contrôle glycémique satisfaisant, l’insuline est le traitement de référence. Un des avantages de l’insuline est, qu’en raison de son haut poids moléculaire, elle ne traverse pas la barrière placentaire, et il n’existe donc potentiellement pas d’effets secondaires fœtaux et néonataux. Cependant, bien que son efficacité soit démontrée, le traitement par insuline est contraignant, requérant le plus souvent 4 injections/jour, avec la nécessité de l’intervention d’un spécialiste endocrino-diabétologue pour l’adaptation des doses et, parfois, une courte hospitalisation. Depuis quelques années, les antidiabétiques oraux (ADOs) sont devenus un traitement alternatif à l’insuline. Les biguanides (metformine, Glucophage®) et les sulfamides hypoglycémiants, comme le glibenclamide (Daonil®), ont l’avantage d’être des traitements oraux, moins coûteux, et mieux acceptés chez les patientes, même si ils ne dispensent pas de mesures diététiques et d’une surveillance glycémique pluriquotidienne. La plupart des sociétés savantes d’Obstétriques dans le monde approuvent l’utilisation des ADOs dans le traitement du DG au même titre que l’insuline. Cependant, cette utilisation n’est pas recommandée par le Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français (CNGOF) et par la Société Francophone du Diabète (SFD). En France, les ADOs n’ont pas l’Autorisation de mise sur le marché (AMM) pour leur utilisation chez la femme enceinte. Cet article est donc une mise à jour, à partir de la littérature, sur les bénéfices et les risques maternaux et néonataux concernant l’utilisation des ADOs dans le traitement du diabète gestationnel.